Essais du Cannondale Jekyll 27,5 carbon 1 et Devinci Troy custom !

Fruit de notre imagination pour l’un, encore à l’état de suppositions il y a peu pour l’autre, ces deux vélos sont enfin prêts pour en découdre !

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Le Troy de la marque canadienne Devinci a été présenté en août 2013 aux mains de Steve Smith et a instantanément gagné des courses d’enduro et de DH.

Le Jekyll de l’américain Cannondale n’est plus à présenter. Palmarès impressionnant avec au guidon l’alsacien Jey Clementz et tout simplement champion du monde d’enduro !

Nous sommes des revendeurs de ces marques parce que nous l’avons choisi ! En tant que cyclistes et passionnés, nos vélos personnels sont sélectionnés sur une base avant tout objective de qualités, performances, prestations, de sérieux des marques (fiabilité des produits, efficacité du SAV, garanties…) Mais nous sommes aussi des humains et cherchons un vélo qui nous plait, et là cela devient plus subjectif, mais autant lier l’utile à l’agréable non ?

Techniquement, sans entrer dans tous les détails, le principe de la suspension des produits Cannondale (Trigger 26/27,5/29 et jekyll 26/27,5) nous paraît être parmi la plus efficace et complète du marché. Imaginez que tout en modifiant votre débattement, vous intervenez sur la courbe de compression de l’amortisseur, la géométrie du vélo (stabilité/maniabilité), le tout en une fraction de seconde grâce à une manette au guidon facile d’accès et intuitive. Sur le Cannondale Jekyll, c’est vous qui décidez et intervenez sur la suspension. Voici une superbe vidéo.

Du coté du Devinci Troy, la suspension est basée sur le principe DW link de l’ingénieur Dave Weagle et en est à sa version la plus aboutie actuellement disponible sur un vélo après avoir été présente chez IronHorse en son temps, Trek et Giant pour ne citer qu’eux. Il s’agit du Split Pivot. Cette fois, vous ne touchez à rien, la cinématique s’occupe de tout, et plutôt impeccablement bien !

Il y a la théorie en magasin, celle qui est rassurante, encourageante, prometteuse voire même trop belle pour être vraie, et il y a les essais terrains, qui, on l’espère, confirment !

Il n’est ici pas question de comparer les vélos, simplement de partager d’un peu du bonheur qu’on éprouve à être sur un vélo, un très beau vélo.

Nous sommes jeudi, le départ est prévu pour 12H20 en étant optimiste. Il reste à purger le frein avant des nouveaux XTR du Troy mais le temps passe très vite. C’est l’heure du départ, on se précipite pour chasser les dernières bulles d’air et il faut y aller. Le freinage s’annonce moyen mais ce n’est pas grave, enfin pas pour le moment… Ca y est, nous voici au sommet pour attaquer la descente. Dès les premiers mètres, on se rend compte que le vélo est collé au sol, promesse de belles vitesses et trajectoires fougueuses. Seul bémol, le frein avant contaminé d’huile durant le transport ne sert à rien, c’est à peine si on décélère. Ce n’est pas grave, on y va quand même pour tester le vélo. Bientôt, la première grande courbe à haute vitesse sur terrain glissant. A gauche des arbres et à droite un acolyte, entre les deux, ça devrait passer, ça doit. Sauf que ce dernier décide (ou pas vraiment) de se rabattre vers la gauche et il est impossible, sans frein avant de l’éviter. La seule option, les arbres. Autant dire qu’ils sont vite arrivés et l’impact se fait sentir dans un fracas de bois et de branches cassées. Première victime, la durite de la tige de selle reverb et celle du frein avant endommagée. Sur le coup, des doutes quant à ma possible paternité mais ça passe et il faut repartir, le magasin ré-ouvre à 15H00, pas le temps de trainer.

Nous arrivons dans des portions plus roulantes avec pédalage et relances. La rigidité du bras oscillant est inférieure au jekyll, mais lequel ne l’est pas ? L’efficacité du split pivot est immédiate, superbe relance, et sensation de légèreté de l’arrière. La suite, c’est une réponse que je  ne voulais jamais connaître à une question que je m’étais souvent posée. Quelle est la sensation d’un cintre qui casse ? Après un petit saut insignifiant, me voici aDevinci-Troy-Carbon-cintreHSu sol. Les rires de Camille et Arthur éclatent un peu plus loin. Bon, finalement ça s’est bien passé… La première chute avait bien marqué le cintre carbone, la méfiance aurait dû être de mise, on le sera un peu plus la prochaine fois.

Nous nous concentrons ensuite sur le Jekyll utilisé par Camille au 1er Bluegrass enduro.
Voici une vidéo présentant sous différents angles le travail de la roue arrière et de la lefty. La version 27,5 du Jekyll est surtout marquée par l’arrivée de la lefty supermax de 160mm. La lefty, c’est cette fourche mono-bras dont le principe mécanique de coulissement du télescope réside dans la présence de roulements à aiguilles. Le résultat est une fourche extrêmement réactive et sensible sur les petits choc et la qualité de l’amortissement la rend capable d’encaisser les gros impacts le tout avec une précision phénoménale grâce à sa rigidité frontale, latérale et torsionnelle… C’est pour ces raisons que nous avons choisi de l’installer sur le Devinci Troy carbon.

La qualité moyenne de la vidéo ne permet pas de visualiser au mieux le travail des roues, mais en étant bien attentif, nous pouvons observer la sensibilité sur les petits chocs, et même la sensibilité alors que les suspensions sont déjà bien comprimées, ce sont ces petits détails pas forcément évidents qui pourtant montrent bien l’efficacité des suspensions. Bien entendu, le mieux c’est encore de tester le vélo, et c’est possible pour le Devinci Troy comme pour le Cannondale Jekyll !

Riders : Olivier, Ludo, Arthur, Camille et Matt.